Luminaires en filet de pêche recyclé : ce que vaut vraiment la matière
Luminaires en filet de pêche recyclé : ce que vaut vraiment la matière
Un abat-jour vendu comme « fabriqué à partir de filets de pêche recyclés » peut recouvrir des réalités très différentes : du filet réellement récupéré en mer, du filet en fin de vie collecté au port, des chutes de production d’une usine de cordage, ou un granulé de nylon recyclé dont l’origine marine n’a jamais été tracée. Les quatre existent, la différence d’impact est considérable, et le prix ne permet pas de les distinguer.
Cette page explique ce que le matériau est réellement, ce que disent les études sur la perte d’engins de pêche, comment fonctionne le recyclage du nylon, quelles questions poser à un vendeur, et ce que la réglementation suisse exige d’un luminaire électrique quelle que soit la matière de son abat-jour.
Ce que dit la recherche sur les engins de pêche perdus
Les chiffres circulent beaucoup et souvent sans référence. Deux travaux font autorité.
Une méta-analyse publiée dans Fish and Fisheries en 2019, menée par Kelsey Richardson au sein de l’équipe Marine Debris du CSIRO australien, a compilé 68 études parues entre 1975 et 2017. Elle établit que 5,7 % de l’ensemble des filets de pêche, 8,6 % des casiers et 29 % des lignes sont perdus ou abandonnés chaque année dans les océans. L’équipe a également identifié les causes dominantes : le mauvais temps, l’accrochage des engins sur le fond marin, et les interférences entre types d’engins différents. Le communiqué du CSIRO résume ces résultats et note que le signalement des pertes a augmenté avec le temps, probablement grâce à de meilleures procédures de déclaration.
Une seconde étude, parue dans Science Advances en 2022, a travaillé sur les volumes physiques plutôt que sur les taux. Elle estime que près de 2 % de tous les engins de pêche finissent dans l’océan chaque année, soit environ 2 963 km² de filets maillants, 75 049 km² de sennes coulissantes, 218 km² de chaluts, 739 583 km de palangres et plus de 25 millions de casiers.
Ces chiffres sont des ordres de grandeur issus de modélisations, pas des mesures directes. Ils suffisent à établir que le problème est réel et massif. Ils ne permettent pas de calculer combien de kilos un abat-jour particulier retire de l’océan, et toute marque qui affiche un tel calcul avec deux décimales avance au-delà de ce que les données permettent.
L’expression « filets fantômes » désigne les engins perdus qui continuent à capturer de la faune marine sans qu’aucun pêcheur ne les relève. La fondation Healthy Seas, qui organise des campagnes de récupération avec les plongeurs bénévoles de Ghost Diving, rappelle une donnée du PNUE de 2016 : plus de 500 espèces marines et côtières sont affectées par l’ingestion de débris marins ou l’enchevêtrement dedans.
Du filet à la matière : deux voies très différentes
Un filet de pêche n’est pas un matériau homogène. Selon l’usage, il est fait de polyamide (nylon 6 ou nylon 6.6), de polyéthylène, de polypropylène, parfois d’un mélange, avec des flotteurs, des plombs, des cordages et des attaches d’autres matières. C’est ce qui rend le recyclage difficile : il faut d’abord trier par polymère.
Recyclage mécanique
Le filet est lavé, découpé, broyé puis fondu et extrudé en granulés. C’est la voie la moins coûteuse et la plus répandue. Le polymère subit une dégradation thermique à chaque cycle, ce qui limite le nombre de passages et les usages possibles. Les granulés obtenus conviennent bien à des pièces moulées épaisses et peu sollicitées : bases de lampe, collerettes, éléments structurels d’abat-jour.
C’est la voie qu’emprunte Bureo avec son matériau NetPlus, issu de filets collectés auprès de communautés de pêcheurs, principalement au Chili. La matière alimente ensuite des produits finis chez des marques partenaires : la société indique par exemple que Rab a utilisé 363 931 mètres de tissu Pertex Quantum contenant du NetPlus sur sa gamme Microlight, ce qui correspond à plus de 22 tonnes de filets détournés. Ces volumes concernent le textile, pas l’éclairage, mais ils donnent la mesure de ce qu’une filière structurée traite réellement.
Dépolymérisation chimique
Le nylon 6 présente une particularité utile : il peut être dépolymérisé, c’est-à-dire ramené à son monomère de départ, le caprolactame, puis repolymérisé. Le polymère obtenu est chimiquement identique à du nylon vierge, sans perte de propriétés liée au recyclage. C’est le procédé utilisé pour le fil ECONYL du groupe italien Aquafil, alimenté entre autres par des filets de pêche récupérés.
La contrepartie est double : le procédé consomme de l’énergie et ne fonctionne que sur du nylon 6 correctement trié. Un filet en polyéthylène n’entre pas dans cette filière. Ce détail explique pourquoi les acteurs sérieux insistent autant sur le tri en amont : c’est là que se joue la faisabilité, pas au stade du design.
Ce que cela change pour un luminaire
Un abat-jour tissé à partir de fil régénéré et un abat-jour moulé à partir de granulés broyés n’ont ni la même texture, ni le même comportement au vieillissement, ni le même coût. Le fil régénéré coûte plus cher et se retrouve plutôt dans le textile d’ameublement. Les luminaires en filets recyclés utilisent plus souvent la voie mécanique, quand ils ne conservent pas simplement le filet tel quel, retendu sur une armature.
Cette dernière option, l’abat-jour en filet apparent, est celle qui demande le moins de transformation et donc le moins d’énergie. Elle a une limite pratique : le filet non transformé garde ses mailles ouvertes, il diffuse peu la lumière et laisse voir la source. Ce qui pose directement la question de l’éblouissement, traitée dans notre page sur les erreurs d’éclairage indirect.
Lire une allégation sans se faire avoir
Aucune règle suisse n’encadre spécifiquement la mention « filet de pêche recyclé » sur un luminaire. Cinq questions suffisent à séparer le sérieux du décoratif.
D’où vient la matière exactement ? « Filet de pêche » sans autre précision peut désigner des chutes neuves d’usine de cordage. Un vendeur qui parle de post-consumer, c’est-à-dire de matière ayant réellement servi, dit quelque chose de plus fort qu’un vendeur qui dit simplement « recyclé ».
Quelle proportion de la pièce ? Un luminaire dont l’abat-jour contient 30 % de nylon recyclé et 70 % de matière vierge n’est pas faux quand il annonce « en filet recyclé », mais la formulation est trompeuse. Demandez le pourcentage en masse, sur quelle partie du produit, et faites préciser si la base métallique et la douille sont comptées.
Qui a vérifié ? Une déclaration d’entreprise n’est pas une certification. Des référentiels existent pour le contenu recyclé, notamment le Global Recycled Standard et le Recycled Claim Standard, qui imposent un audit de la chaîne de traçabilité. Leur présence ne garantit pas la qualité du design, mais elle garantit que quelqu’un d’extérieur a regardé les factures. Le principe est le même que pour les autres labels du mobilier, détaillé dans notre page sur les labels écoresponsables.
Quel calcul derrière les kilos annoncés ? « Ce luminaire retire 2 kg de plastique de l’océan » est une phrase à traiter avec méfiance. Si la matière vient d’un port où les filets sont collectés à terre en fin de vie, ils n’auraient jamais fini en mer. Le bénéfice existe, mais il porte sur la prévention et sur l’évitement de matière vierge, pas sur le nettoyage.
Que se passe-t-il en fin de vie ? Un abat-jour en nylon monomatière, démontable de son armature, se recycle. Un abat-jour où fibres, colle et métal sont solidarisés ne se recycle pas, quelle que soit l’origine de la fibre.
Sur ce dernier point, la révision de la loi sur la protection de l’environnement, entrée en vigueur pour l’essentiel le 1er janvier 2025, installe en droit suisse la priorité à la réutilisation et à la valorisation matière. Elle ne crée pas d’obligation d’écoconception pour un luminaire, mais elle indique la direction.
Les acteurs réellement identifiables
La filière compte peu d’entreprises que l’on peut vérifier, et beaucoup de revendeurs qui reprennent le discours sans posséder la matière.
Aquafil produit le fil ECONYL à partir de déchets de nylon 6, dont des filets de pêche, par dépolymérisation. C’est un industriel coté, dont le procédé est documenté.
Bureo collecte des filets auprès de communautés de pêcheurs et produit le granulé NetPlus, utilisé par des marques partenaires dans le textile, les visières de casquettes et des pièces rigides.
Healthy Seas est une fondation, pas un fabricant. Elle récupère les filets avec des plongeurs bénévoles et les oriente vers le recyclage, en travaillant avec les ports, les autorités et l’aquaculture.
Au-delà de ces acteurs, le paysage est composé d’ateliers de petite taille qui achètent de la matière recyclée et travaillent le design. C’est une activité légitime, et souvent la plus intéressante sur le plan esthétique, mais l’atelier n’est alors pas la source du bénéfice environnemental : il est utilisateur d’une matière produite ailleurs. Un vendeur qui explique clairement cette position est plus fiable qu’un vendeur qui laisse croire qu’il plonge lui-même.
Dans le doute, demandez le nom du fournisseur de matière. Une réponse précise se vérifie ; une réponse floue vous renseigne.
Sécurité électrique : ce que la Suisse exige
C’est la partie que les pages sur le sujet oublient systématiquement, et c’est la seule qui engage une responsabilité.
Un luminaire est un matériel électrique à basse tension. En Suisse, il relève de l’ordonnance sur les matériels électriques à basse tension (OMBT, RS 734.26), qui s’applique aux matériels utilisés sous des tensions nominales ne dépassant pas 1000 V en courant alternatif et 1500 V en courant continu, au sens de la directive européenne basse tension 2014/35/UE. L’ordonnance vise la mise à disposition sur le marché, c’est-à-dire toute fourniture à titre onéreux ou gratuit destinée à être distribuée, consommée ou utilisée sur le marché suisse dans le cadre d’une activité commerciale.
L’autorité compétente est l’Inspection fédérale des installations à courant fort (ESTI). Elle précise que les matériels électriques à basse tension doivent être conformes aux exigences de l’OMBT avant toute mise à disposition sur le marché, que la surveillance s’exerce par sondages sur tout le territoire, et que les opérateurs économiques ont eux aussi des obligations d’observation du marché. L’ESTI est par ailleurs organisme de certification accrédité et délivre le signe de sécurité S+, qui reste facultatif.
Les conséquences pratiques sont simples.
À l’achat, un luminaire vendu en Suisse par un commerçant doit pouvoir être couvert par une déclaration de conformité. Un objet artisanal acheté sur un marché, vendu monté avec un câble et une douille, entre dans le champ dès lors que la vente est commerciale. Un abat-jour vendu seul, sans partie électrique, n’est pas un matériel électrique : c’est un accessoire, et c’est souvent la formule adoptée par les petits ateliers.
En usage, la question centrale est thermique. Un abat-jour en polyamide ou en polyéthylène est un plastique : il se déforme et peut fondre à proximité d’une source chaude. Avec une lampe à incandescence ou halogène, l’échauffement est tel qu’un abat-jour synthétique rapproché est dangereux. Avec une LED de faible puissance, la contrainte est bien moindre, mais le dissipateur d’une LED reste chaud. Respectez la distance minimale indiquée par le fabricant et la puissance maximale marquée sur la douille, sans jamais l’arrondir vers le haut.
En transformation, un filet trouvé et monté soi-même sur une armature avec une douille récupérée n’est couvert par rien. Pour un usage strictement personnel, la loi ne l’interdit pas ; la responsabilité en cas d’incident est entière. Si vous fabriquez, gardez une distance franche entre la matière et la source, utilisez exclusivement une LED, et faites contrôler le câblage par un professionnel.
Ce que le filet fait à la lumière
C’est le critère le plus concret et le moins traité. Un abat-jour n’est pas un objet décoratif neutre : il transforme le flux lumineux de la source, et un tressage à mailles se comporte différemment d’un cylindre de tissu.
La transmission. Une maille ouverte laisse passer la lumière presque sans atténuation dans l’axe des trous, et la bloque sur les fils. Le résultat n’est pas une lumière douce mais une lumière découpée : des zones claires et des zones sombres. Sur un mur proche, à moins d’un mètre, le motif du tressage apparaît nettement. À trois mètres, il se fond. La distance au mur compte donc autant que le luminaire lui-même.
L’éblouissement. Un abat-jour à mailles ne cache pas la source. Une LED nue de 800 lumens vue à travers une maille de 10 mm reste éblouissante. Deux parades fonctionnent : une ampoule à filament LED de faible luminance, dont la surface émettrice est étendue et donc moins agressive, ou un diffuseur interne, c’est-à-dire un second cylindre translucide placé entre la source et le filet. La seconde solution coûte l’effet de transparence recherché, ce qui explique qu’elle soit rare.
La couleur. Un filet de couleur, et beaucoup le sont (vert, bleu, orange sont courants dans la pêche professionnelle), teinte la lumière transmise. Un abat-jour vert donne une lumière verdâtre sur les surfaces éclairées, ce qui dégrade le rendu des couleurs dans la pièce, indépendamment de l’indice de rendu de couleurs de l’ampoule. Notre page sur l’indice de rendu des couleurs explique pourquoi un bon IRC ne compense pas un filtre coloré placé devant la source.
Le rendement. Un abat-jour dense absorbe. Comptez une perte réelle de flux utile, variable selon la densité du tressage, ce qui signifie qu’il faut souvent monter d’un cran en lumens par rapport à un abat-jour ouvert. Le calcul d’éclairement par pièce est détaillé dans notre page sur le calcul du lux nécessaire, dont la méthode vaut au-delà de la cuisine.
Choisir selon la pièce
Ces luminaires ne conviennent pas partout de la même manière.
Salle à manger. Une suspension au-dessus de la table fonctionne bien si l’abat-jour est assez fermé pour ne pas laisser voir la source depuis une position assise. Les mailles ouvertes d’un filet brut posent problème à cette hauteur. La question des proportions et de la hauteur de suspension est traitée dans notre page sur les suspensions au-dessus d’une table.
Salon. C’est l’emplacement le plus tolérant, à condition que le luminaire ne soit pas la seule source. Un abat-jour ajouré crée des ombres portées marquées au plafond et sur les murs, ce qui est un effet, pas un défaut, mais qui suppose un éclairage d’appoint pour la lecture.
Chambre. L’effet de filtrage fonctionne bien à condition d’une température de couleur chaude et d’une intensité modérée. Notre page sur le choix de la température de couleur détaille les valeurs adaptées à chaque pièce.
Salle de bain et extérieur. À éviter sauf indice de protection explicite. Une matière résistante à l’eau de mer ne rend pas un luminaire étanche : l’étanchéité concerne le bloc électrique, pas l’abat-jour. Un luminaire sans indice IP adapté n’a rien à faire dans une zone humide.
Cuisine. Le problème est le gras. Une maille ouverte au-dessus d’un plan de cuisson capte les aérosols de cuisson et devient impossible à nettoyer proprement. Placez-la à distance des zones de cuisson.
Entretien réel
Les fibres synthétiques d’un filet sont conçues pour l’eau salée et les UV, ce qui en fait un matériau robuste en intérieur. Trois points méritent attention.
La poussière s’accroche dans les mailles et ne part pas au chiffon. L’aspirateur avec brosse douce, à faible puissance, fonctionne mieux. Sur un tissage serré, une brosse à poils souples dans le sens des fibres suffit.
Le nettoyage humide impose de couper l’alimentation. Débranchez ou coupez au disjoncteur avant toute intervention, laissez refroidir, et n’appliquez jamais d’eau sur une douille ou un culot. Eau tiède, savon neutre, chiffon essoré, séchage complet avant remise sous tension.
Les solvants sont à proscrire. L’acétone et les nettoyants agressifs attaquent le polyamide et laissent des zones ternes irréversibles. Pas d’alcool à brûler non plus sur une pièce teintée : la couleur peut migrer.
Sur la durée, les deux dégradations observées sont le jaunissement sous UV, surtout pour une pièce proche d’une fenêtre exposée au sud, et le relâchement du tressage, qui se corrige rarement.
Autres usages du filet recyclé dans l’habitat
Le luminaire n’est ni le débouché principal ni le plus pertinent techniquement. Trois autres usages sont plus solidement établis.
Le textile d’ameublement. C’est le débouché volumétrique réel du nylon régénéré. Un tissu de revêtement en polyamide recyclé se comporte comme un polyamide vierge : bonne résistance à l’abrasion, séchage rapide, sensibilité aux UV comparable. Pour un canapé, la question du tissu recyclé se pose dans les mêmes termes que pour tout revêtement, sujet développé dans notre page sur le canapé modulable en tissu recyclé.
Les tapis. Le nylon est le polymère historique de la moquette et du tapis, pour sa résilience sous charge. Un tapis en nylon recyclé n’est pas un compromis technique : c’est le même matériau. Le critère de choix reste l’usage et l’emplacement, traité dans notre page sur le choix d’un tapis adapté au mobilier.
Les pièces techniques. Roulettes, glisseurs, embouts de pied, entretoises : ce sont des pièces moulées épaisses où la dégradation liée au recyclage mécanique est sans conséquence, et où le polyamide est déjà le matériau standard. C’est probablement l’usage le plus rationnel de la matière, et le moins visible.
Un abat-jour, en comparaison, utilise peu de matière et la met en scène. C’est un choix esthétique et un geste de soutien à la filière, pas une optimisation matière. Autant l’assumer comme tel.
Faut-il en acheter un ?
L’argument écologique est réel mais modeste, et il vaut la peine d’être dimensionné correctement. Un abat-jour pèse quelques centaines de grammes. À l’échelle d’un logement, l’effet sur la pollution marine est symbolique. Ce que l’achat soutient, c’est une filière de collecte et de tri qui a besoin de débouchés pour exister : c’est là que se situe l’utilité réelle, pas dans les grammes de nylon de votre salon.
L’argument esthétique se défend sans réserve : la texture d’un tressage de filet donne une qualité de lumière qu’un abat-jour lisse ne produit pas.
L’argument durabilité est le plus solide. Un abat-jour en polyamide ne craint ni l’humidité ambiante, ni les insectes, ni les variations de température. Il vieillit mieux qu’un abat-jour papier et se nettoie mieux qu’un abat-jour textile naturel.
Deux réserves. Le prix est souvent supérieur à celui d’un luminaire équivalent en matière vierge, parce que la collecte et le tri coûtent cher : c’est cohérent, mais cela reste un surcoût à assumer. Et un luminaire acheté puis remplacé dans trois ans par lassitude annule tout le bénéfice, quelle que soit sa matière. Le geste le plus efficace reste de garder longtemps ce qu’on achète, comme pour le reste du mobilier, sujet développé dans notre page sur les meubles low tech et la sobriété.
À retenir
Les filets perdus représentent 5,7 % des filets utilisés chaque année selon la méta-analyse du CSIRO de 2019, et le recyclage de cette matière repose sur deux voies distinctes : mécanique, peu coûteuse mais dégradante, et chimique par dépolymérisation du nylon 6, plus fidèle mais exigeante en tri et en énergie.
Avant d’acheter, demandez l’origine précise de la matière, le pourcentage réel dans la pièce, et le nom du fournisseur. Vérifiez que le luminaire complet est couvert par une déclaration de conformité OMBT, respectez la puissance et la distance marquées sur la douille, et réservez ces abat-jours ajourés aux pièces sèches et aux positions où la source n’est pas visible depuis le regard.